Le vieillissement de la population pose des défis inédits. Entre manque de places en EMS et pénurie de personnel, un réseau de prise en charge solide se réinvente pour permettre aux aîné-e-s de rester à domicile le plus longtemps possible.

Alice* © Guillaume Perret
«Il y a dix jours, j’étais chez moi. Aujourd’hui, je sais que je ne vais plus jamais rentrer.» Alice* est hospitalisée sur le site du Locle du Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe), en réadaptation, après un passage aux urgences du site de Pourtalès. Pour elle, la suite est déjà écrite: un placement en établissement médico-social (EMS), si possible au home des Charmettes, un lieu qu’elle apprécie pour y avoir travaillé. Elle a fini par accepter cette situation, discutée également avec son fils: sa maison n’est plus adaptée à sa santé, fragilisée par ses 93 printemps.
Alice aborde désormais cette étape comme elle a vécu toutes les autres: avec curiosité, positivité et sans renoncer à son indépendance. «J’ai toujours décidé par moi-même», dit-elle en souriant. Elle souhaite une chambre individuelle. En attendant qu’elle se libère, elle restera au Locle. «Je me plais ici. Je peux jouer du piano, j’ai de la physio, de l’ergo, des soins. Le personnel est très souriant et la nourriture exceptionnelle.»
Quand l’hôpital devient salle d’attente
Mais Alice n’a plus besoin de soins hospitaliers. Dans quelques jours, elle déménagera un étage plus bas, dans l’unité de soins de transition. Là, hormis les séances de physiothérapie, les journées s’étirent. Ce n’est plus vraiment un hôpital, pas encore un lieu de vie. On y attend: une place en réadaptation, en court ou long séjour en EMS, dans un appartement adapté ou, parfois, un retour à domicile. Pour faire passer le temps, les collaborateur-trice-s se mobilisent au-delà de leur rôle habituel, proposant des activités créatives, jeux, discussions.
Ces chambres existent sur deux sites du RHNe. Ce sont des «lits déclassés», les fameux lits C. «Les lits sont classés selon le niveau de soins: les A pour les soins aigus, les B pour la réadaptation. Les C regroupent des patients qui n’ont plus besoin d’être à l’hôpital mais qui ne peuvent pas en sortir faute de solution adaptée», détaille la Dre Yolanda Espolio Desbaillet, médecin-cheffe du département de gériatrie, réadaptation et soins palliatifs.
« À l’hôpital, les personnes âgées perdent rapidement leurs automatismes », Dre Yolanda Espolio Desbaillet

Dre Yolanda Espolio Desbaillet, médecin-cheffe du département de gériatrie, réadaptation et soins palliatifs du RHNe @ Guillaume Perret
Des lits partiellement remboursés
Même s’ils concernent une petite part de la population âgée, ces lits C, zone tampon entre l’hôpital et le réseau médico-social, cristallisent aujourd’hui les tensions du système. Ils immobilisent des places alors que les soins aigus ne sont plus nécessaires et mobilisent des équipes pour tenter d’améliorer le quotidien des patient-e-s dans un cadre peu adapté aux personnes âgées. «Elles y perdent rapidement leurs automatismes, sont davantage exposées aux infections et restent peu stimulées physiquement ou cognitivement», résume la spécialiste en gériatrie.
Outre les deux unités dédiées dont dispose le RHNe, les patient-e-s en attente d’une solution peuvent également occuper des lits dans les unités de soins aigus ou en réadaptation. Ils font l’objet d’un «déclassement» administratif, parfois sans changer de chambre ou de lit, qui modifie les modalités de financement. Ils passent ainsi d’un financement de type hospitalier, sans participation du/de la patient-e (hormis franchise et quote-part), à un financement de type EMS dans lequel une part est directement à la charge du/de la patient-e.
Ces changements de modalités de financement ne sont pas non plus anodins pour le RHNe qui voit sa rémunération moyenne journalière de CHF 2000.– (pour les soins aigus) à CHF 300–500.– (pour les lits C) alors que ses coûts n’en sont pas spécialement réduits, hormis dans les unités dédiées. Ces rémunérations incluent une part de financement par l’État au titre de prestations d’intérêt général, qui s’est montée à plus de 4 millions de francs en 2025. Néanmoins, la rémunération globale perçue par le RHNe pour ce type de patient-e-s est insuffisante. En 2025, 54 lits C ont été occupés en moyenne, contre 43 en 2024 et 33 en 2023, avec des pics dépassant parfois 75 lits, soit près de 20% du dispositif hospitalier.
Rose, entre deux mondes

Rose* © Guillaume Perret
«Environ 90% des patients âgés arrivent à l’hôpital via les urgences avec un problème aigu», explique la Dre Espolio Desbaillet. Après quelques jours en médecine aiguë, plusieurs issues sont possibles: retour à domicile, réadaptation, EMS de court séjour ou de long séjour. Mais depuis l’introduction des forfaits Swiss-DRG en 2012, la pression sur les durées d’hospitalisation s’est renforcée. «Le financement ne dépend plus du temps dont un patient a besoin pour se rétablir, mais d’un forfait lié au diagnostic. Plus un patient reste longtemps, plus l’hôpital perd de l’argent.»
Dans le même temps, certaines structures ont disparu. «Avant, les centres de soins de suite permettaient de terminer le traitement instauré en aigu. Aujourd’hui cette frange de patients n’a plus vraiment sa place dans le système hospitalier.»
Les lits C accueillent aussi parfois des personnes en soins palliatifs qui ne remplissent pas les critères de La Chrysalide, devenue «un lit aigu prenant en charge les cas complexes et la crise palliative.»
Au Locle, douze patient-e-s vivent actuellement dans ces lits C, dont Rose*, 78 ans. Après deux mois d’hospitalisation, elle attend une place en court séjour. Ensuite, elle espère obtenir un appartement avec encadrement, dans le bas du canton, près de ses enfants. Son logement à Marin, elle ne peut plus — et ne veut plus — y retourner. Depuis que sa santé s’est dégradée, vivre seule est devenu source d’angoisse.

Fabienne Wyss Kubler, secrétaire générale de l’Association neuchâteloise des établissements et maisons pour personnes âgées (ANEMPA) © Guillaume Perret
« Il arrive que des personnes entrent en EMS après s’être déconditionnées en lit C », Fabienne Wyss Kubler
En attendant, Rose prend son mal en patience. «Je fais des mots fléchés, on regarde la télévision… On s’occupe comme ça.» Une place en EMS? Elle n’y serait pas opposée. Mais il n’y en a pas pour elle. «On m’a dit qu’il y avait des gens bien plus malades que moi qui étaient prioritaires. Le canton devrait faire davantage de homes, d’appartements adaptés, mais un jour, on manquera même de médecins et de soignants…»
Aujourd’hui, le canton compte environ 2100 lits répartis dans une cinquantaine d’EMS, dont trois institutions spécialisées dans le court séjour. «Les places en long séjour sont rares et se libèrent au compte-gouttes, parfois, le temps de refaire une chambre. Mais globalement, c’est plein», résume Fabienne Wyss Kubler, secrétaire générale de l’Association neuchâteloise des établissements et maisons pour personnes âgées (ANEMPA). L’entrée en EMS dépend donc largement du degré de dépendance. Lequel détermine aussi le financement: plus une personne nécessite d’accompagnement, plus l’EMS est rémunéré pour renforcer la prise en charge en fonction des besoins. «Il arrive que des personnes entrent en EMS après s’être déconditionnées en lit C et qu’après quelques semaines, elles aillent mieux parce qu’elles ont été requinquées et surtout parce qu’elles retrouvent du lien social. Comme leur logement a déjà été libéré, elles doivent rester en EMS, occupant une place qui aurait pu être destinée à quelqu’un de plus atteint dans sa santé.»
Un réseau complexe à coordonner
Le système cantonal repose sur plusieurs acteurs: le RHNe pour les soins aigus, NOMAD et des prestataires privés pour les soins à domicile, AROSS pour l’évaluation et l’orientation et les EMS pour le court ou le long séjour. La ligne directrice reste la vie à domicile: environ 95% des aîné-e-s restent à la maison, parfois avec l’aide des proches et des services de soins. Pour renforcer le dispositif actuel, la Dre Espolio Desbaillet souhaiterait des équipes mobiles de gériatrie, de soins palliatifs et de réadaptation pour intervenir déjà à domicile. «C’est de toute façon ce que veut la majorité des personnes âgées: rester chez elles, rappelle-telle. Pour garder les gens à domicile, il faut des soins, des foyers de jour, de l’animation et surtout une coordination forte avec un vrai chef d’orchestre. C’est ce qui manque parfois: une expertise pour évaluer correctement, anticiper le parcours du patient et vérifier que l’orientation choisie est la bonne. L’expert de ces situations reste le gériatre, car son diagnostic n’est pas seulement médical: il est bio-psycho social, mais aussi spirituel et économique.»

Alice* au piano, sur le site du Locle © Guillaume Perret

La patiente Rose* et l’infirmier chef Frédéric Guibelin @ Guillaume Perret
« Ici, on est entre le soin et l’accompagnement de vie »
Frédéric Guibelin, infirmier chef de l’unité de soins de transition (UST) et réadaptation du site RHNe du Locle, décrit le rôle des équipes et la réalité du terrain dans la prise en charge des personnes en lits C.
Quel est le principal défi dans ces unités ?
La communication. Les patients arrivent souvent dans un moment de fragilité, après un événement de santé, et doivent soudain naviguer dans un système complexe où beaucoup d’informations circulent. Des décisions importantes sont prises avec eux — ou parfois pour eux selon leurs capacités de discernement — et avec les proches aidants. Plus tard, quand leur état s’améliore, ils ne comprennent plus toujours le sens de ces décisions et peuvent avoir l’impression de n’avoir pas été entendus et considérés.
Les projets peuvent-ils évoluer ?
Oui, parfois. On réévalue les situations. Il arrive — même si c’est rare — qu’un projet de placement en EMS soit revu si la personne regagne suffisamment d’autonomie. Mais cela demande du temps et une vraie évaluation pluridisciplinaire. On essaie d’avoir une vision globale: l’état de santé, l’histoire de vie, les ressources du patient, mais aussi l’avis des proches aidants, qui est déterminant dans la prise de décision. Parfois même c’est juste la résiliation du bail de l’appartement anciennement occupé par la personne hospitalisée qui oriente le projet. D’où encore une fois l’importance de faire des points de situation réguliers en y intégrant le patient, la famille éventuellement, pour réexpliquer les options et mieux faire accepter les décisions prises.
Le manque de places complique-t-il la situation ?
Beaucoup. Un patient relativement autonome ne sera pas prioritaire en EMS et peut rester chez nous plusieurs mois. Le court séjour pourrait parfois permettre de se donner le temps d’évaluer la situation. Il existe aussi d’autres alternatives, comme les soins à domicile ou les structures de jour où les personnes vivent chez elles mais viennent la journée pour des activités et un suivi. Mais ces solutions, qui intègrent aussi les appartements avec encadrement, demandent des ressources et surtout une bonne coordination autour du patient et de ses proches.
Votre métier est-il différent dans l’unité de soins de transition ?
Oui. Ici, on est à la frontière entre le soin et l’accompagnement de vie. On prodigue encore des soins, mais on essaie surtout d’accompagner les personnes avec ce qu’il leur reste de potentiel. Même à un âge avancé, il reste de la vie à accompagner. On propose des activités simples, des discussions, des moments d’animation. Les patients peuvent aussi bénéficier de prises en charge physio, ergo dans un but de maintien fonctionnel. L’hôpital n’est pas un cadre de vie idéal. L’UST devait être un service provisoire, mais le temps montre que cette mission a tout son sens au regard des besoins de la population vieillissante du canton. C’est pourquoi, grâce à des collaboratrices bienveillantes et créatives, on essaie de rendre cette période de transition la plus humaine possible.
C’est difficile à vivre pour les équipes ?
Tout dépend des situations. Dans certains cas, l’accompagnement est difficile car les patients témoignent d’un grand désarroi par rapport au deuil qu’ils doivent faire de leur vie antérieure. Dans d’autres cas, après une période d’hospitalisation souvent difficile, c’est un lieu où ils retrouvent le réconfort et le soutien nécessaire pour repartir du bon pied. Dans tous les cas, l’équipe doit être attentive à la fragilité des patients tout en reconnaissant la personne dans sa globalité. Cela demande de réelles compétences qu’il faut savoir maîtriser. Le choix de travailler en UST est souvent mûrement réfléchi et il me semble qu’au quotidien, les équipes trouvent pleinement le sens de leur mission.
« La coordination du système doit être renforcée »

Frédéric Mairy © David Wagnières
Frédéric Mairy, conseiller d’État neuchâtelois chargé de la santé, suit de près les enjeux liés au vieillissement de la population dans le canton. Alors que les lits C cristallisent certaines tensions du système, il revient sur ce qui fonctionne aujourd’hui, tout en évoquant les défis à venir.
Comment le canton fait-il face au vieillissement de la population ?
Nous avons un dispositif qui, dans son ensemble, fonctionne bien. Les différents acteurs connaissent leur rôle et nous sommes encore en capacité d’assurer un niveau de soins globalement bon pour les personnes âgées. Le canton dispose d’un réseau solide: une cinquantaine d’EMS sur l’ensemble du territoire, ainsi que des soins à domicile assurés par Nomad et des prestataires privés ou encore des appartements avec encadrement qui offrent des alternatives à l’entrée en EMS tant que la santé de la personne le permet. AROSS , qui doit encore monter en puissance, représente aussi un atout important. Là où nous rencontrons des difficultés, c’est notamment avec les lits d’attente, les fameux lits C de l’hôpital, où certaines personnes attendent un placement, dans un milieu qui ne correspond pas à leurs besoins. Pour cette catégorie de population, la situation actuelle est donc insatisfaisante.
Pourquoi les lits C posent-ils aujourd’hui autant de problèmes ?
Les lits C ont aussi un coût — quelques millions de francs — mais le fond du problème est surtout celui de la prise en charge. L’hôpital mobilise des ressources disproportionnées par rapport aux besoins des personnes. Si l’état de santé d’un patient est stabilisé rapidement dans un environnement approprié, ses besoins futurs en soins seront moindres. Au contraire, un séjour prolongé dans un cadre inadapté entraîne une dégradation, qui coûtera aussi plus cher ensuite. Même si l’État reconnaît cette charge par une subvention, mobiliser ces lits au RHNe a des effets négatifs en cascade: saturation de l’hôpital, pression sur le personnel et fragilisation de toute la chaîne de prise en charge.
Qu’est-ce qui rend les parcours parfois difficiles à fluidifier ?
La coordination. Le système de santé suisse rémunère la prestation, pas le travail de coordination. Chaque institution fait fonctionner sa structure, ce qui est normal, mais le travail de coordination reste insuffisamment reconnu. C’est pourquoi nous travaillons au développement d’un réseau cantonal de soins intégrés. AROSS , qui évalue les situations et oriente les personnes âgées dans le réseau médico-social, constitue à cet égard une spécificité neuchâteloise importante. Mais pour que le système fonctionne pleinement, la coopérationentre les acteurs doit encore être renforcée.
Le maintien à domicile reste-t-il la priorité ?
Oui, il concerne la grande majorité des personnes âgées, mais nous préférons parler aujourd’hui de vie ou d’accompagnement à domicile. Il ne s’agit pas de maintenir les gens chez eux, mais de leur permettre de vivre dans de bonnes conditions, dans un logement et un environnement adaptés, ainsi qu’avec des interactions sociales. La planification médico-sociale repose sur le postulat qu’environ 95 % des personnes de plus de 80 ans à un instant donné vivent à domicile. Leur qualité de vie dépend aussi du rôle essentiel des proches aidants, qu’il faut mieux soutenir, et de l’environnement qui dépend pour beaucoup de la commune: accessibilité des espaces publics, tissu associatif ou lieux de rencontre. Beaucoup de communes en ont pris conscience et une dynamique positive est en cours.
Le court séjour peut-il aider à mieux orienter les situations ?
Le canton dispose proportionnellement de davantage de lits de court séjour que d’autres cantons, mais ils ne parviennent pas encore à remplir pleinement leur rôle. Une réflexion est en cours pour améliorer la fluidité des parcours des personnes âgées, en coordination notamment avec le RHNe.
Quelles autres évolutions sont envisagées ?
La priorité est le développement d’un réseau de soins intégrés capable de mieux coordonner les acteurs publics et privés et d’améliorer ainsi les parcours de soins. Il contribuera aussi à mieux répondre aux besoins de la population et à réduire certains problèmes, notamment celui des lits C. C’est dans cette logique que s’inscrivent le projet stratégique du RHNe pour 2026-2030 et le rachat du Groupe Santé Volta. L’objectif est notamment d’accentuer le virage ambulatoire et de développer des infrastructures hospitalières de proximité plus légères. Pour les personnes âgées, cette proximité est particulièrement importante en raison des enjeux de mobilité. Cette évolution représente également un changement pour le personnel des différentes entités, qui sera amené à travailler à une prise en charge globale des patients, au-delà des frontières des institutions.
Pourquoi l’avenir vous inquiète-t-il malgré tout ?
Le nombre de personnes de plus de 80 ans va fortement augmenter d’ici 2035-2040, soit précisément la population dont les besoins en soins sont les plus importants. Cette évolution se combinera avec une pénurie de personnel soignant et médical, ainsi qu’une pression accrue sur les ressources financières. Toute la difficulté consiste donc à gérer une situation actuelle encore globalement bonne tout en préparant un avenir beaucoup plus tendu.
Aurait-on pu mieux anticiper cette situation ?
Le dispositif en cours de mise en place vise précisément à répondre à cette évolution. Mais cela ne signifie pas que tout est gagné. En ce qui concerne la pénurie de personnel, nous travaillons sans garantie de succès et il faut se préparer aussi à des alternatives. Du côté des EMS, l’augmentation du nombre de lits dépend aussi des partenaires privés et certains projets peuvent ne pas se concrétiser. Il est en outre difficile de disposer aujourd’hui d’un réseau dimensionné pour répondre aux besoins de demain: le système de santé fonctionne selon une logique à la prestation, or créer des capacités non utilisées, prêtes à être activées, génère des charges importantes alors que les ressources sont déjà contraintes.
Et la pénurie de personnel ?
Elle touche tous les pays. L’enjeu est de mieux utiliser les ressources existantes, d’éviter les doublons et de renforcer la formation. Le canton mène actuellement une « offensive de formation » dans le cadre de la mise en oeuvre de l’initiative pour des soins infirmiers forts. Malgré ces efforts, les inscriptions restent modestes. Il faut donc améliorer l’attractivité de ces professions et leurs conditions d’exercice, une responsabilité partagée entre autorités politiques, institutions et acteurs du terrain.
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