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L’imagerie médicale s’est adaptée aux enfants

24 Mai 2022 | Actualités

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Avec le projet Kids friendly, le département d’imagerie médicale du Réseau hospitalier neuchâtelois a voulu améliorer la prise en charge des jeunes patients sur le site de Pourtalès.

Amira Dhouib Chargui Médecin cheffe adjointe Responsable filière radiopédiatrie. Neuchâtel, le 17 décembre 2020. Photos © Guillaume Perret / Lundi13

Dans le couloir principal, des affiches colorées expliquent aux enfants les secrets d’une IRM ou d’une radiographie. Dans la salle d’attente, il y a désormais un espace réservé aux petits, avec table et chaises à leur taille. Dans la salle des ultrasons, enfin, on a la surprise de découvrir une tour de sucettes, ainsi qu’un coin jeu spécialement aménagé pour les frères et sœurs. Déco, jouets, équipements, il y a des détails qui ne trompent pas: sur le site de Pourtalès, le département d’imagerie médicale du Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNE) a pris un coup de jeune. Pour accueillir sans stress les enfants, on a rendu l’atmosphère des consultations plus apaisante en rompant avec l’austérité intimidante des salles de scanner, IRM, ultrasons ou radiologie. En deux clics, le nouvel éclairage LED peut même les illuminer de différentes couleurs. «Ce n’est là que la partie immergée de l’iceberg», réagit la radiopédiatre Amira Dhouib, initiatrice du projet «Kids friendly» mis en place depuis 2019 avec d’autres collègues du département. Si les changements en matière d’accueil des enfants sont les plus visibles, le concept se focalise également sur les différentes manières de les mettre à l’aise. Mais surtout, il comprend des améliorations au plan médical avec une approche spécifique aux plus jeunes patients. D’où une optimisation des prestations avec des protocoles adaptés. «Les enfants ne sont pas des adultes en miniature», souligne la doctoresse. «C’est pourquoi nous devons tenir compte de leurs caractéristiques propres dans le domaine de l’imagerie médicale. D’autant plus que leur anatomie se modifie constamment au cours de leur croissance». IRM, scanner, doses d’irradiation, tous les protocoles ont été mis à jour selon les derniers standards en vigueur. En même temps, de nouvelles techniques de travail ont été introduites. Par exemple, le service a désormais la possibilité d’administrer du meopa, un gaz hilarant aux effets antalgiques, lorsqu’un jeune patient souffre d’une fracture douloureuse.

 

Protocoles par âge
Dans le couloir principal, des affiches colorées expliquent aux enfants les secrets d’une IRM ou d’une radiographie. Dans la salle d’attente, il y a désormais un espace réservé aux petits, avec table et chaises à leur taille. Dans la salle des ultrasons, enfin, on a la surprise de découvrir une tour de sucettes, ainsi qu’un coin jeu spécialement aménagé pour les frères et sœurs. Déco, jouets, équipements, il y a des détails qui ne trompent pas: sur le site de Pourtalès, le département d’imagerie médicale du Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNE) a pris un coup de jeune. Pour accueillir sans stress les enfants, on a rendu l’atmosphère des consultations plus apaisante en rompant avec l’austérité intimidante des salles de scanner, IRM, ultrasons ou radiologie. En deux clics, le nouvel éclairage LED peut même les illuminer de différentes couleurs. «Ce n’est là que la partie immergée de l’iceberg», réagit la radiopédiatre Amira Dhouib, initiatrice du projet «Kids friendly» mis en place depuis 2019 avec d’autres collègues du département. Si les changements en matière d’accueil des enfants sont les plus visibles, le concept se focalise également sur les différentes manières de les mettre à l’aise. Mais surtout, il comprend des améliorations au plan médical avec une approche spécifique aux plus jeunes patients. D’où une optimisation des prestations avec des protocoles adaptés. «Les enfants ne sont pas des adultes en miniature», souligne la doctoresse. «C’est pourquoi nous devons tenir compte de leurs caractéristiques propres dans le domaine de l’imagerie médicale. D’autant plus que leur anatomie se modifie constamment au cours de leur croissance». IRM, scanner, doses d’irradiation, tous les protocoles ont été mis à jour selon les derniers standards en vigueur. En même temps, de nouvelles techniques de travail ont été introduites. Par exemple, le service a désormais la possibilité d’administrer du meopa, un gaz hilarant aux effets antalgiques, lorsqu’un jeune patient souffre d’une fracture douloureuse.

 Parfois, les enfants ne vont pas bien parce que leurs parents sont inquiets. Amira Dhouib Radio-Pédiatre

Patience et empathie
Prendre en charge un enfant malade avec des parents inquiets requiert une attention toute particulière de la part de l’équipe. Pour être mieux préparés, tous les collaborateurs du département ont suivi une formation de radiologie pédiatrique ces derniers mois. L’objectif est de distraire le bambin, de le réconforter et d’atténuer son stress pour pouvoir réaliser un examen dans les meilleures conditions possibles. «Il faut savoir que les enfants sont des éponges. Parfois ils ne vont pas bien parce que leurs parents sont inquiets», glisse la doctoresse Dhouib. «En consultation, cela demande de la patience et de l’empathie, nous devons prendre le temps». Pour améliorer le confort des tout-petits, «Kids friendly» a poussé les améliorations jusque dans les moindres détails. Prenez le gel utilisé pour les échographies qui est d’habitude désagréablement froid: avant application sur un enfant, il est chauffé à la température corporelle. Le service a aussi acquis de nouveaux accessoires (matelas de positionnement pédiatrique, coussins et mousses spécifiques), une table à langer et des éléments ludiques, après avoir sondé les
techniciens·nes en radiologie sur ce qui manquait. Ces derniers ont d’ailleurs organisé une récolte pour que toutes les salles soient bien garnies en matière de jouets. Toutes les autres dépenses engendrées par le projet ont été prises en charge par la Fondation auxiliaire de l’hôpital Jeanjaquet.

6300 enfants traités en radiologie à l’hôpital Pourtalès, à Neuchâtel, en 2019

Certificat de bravoure
Cerise sur le gâteau, une fois l’examen réalisé, chaque bambin reçoit un certificat de bravoure à colorier, une boîte de crayons de couleurs et une sucette (si les parents donnent leur accord). Une attention qui contribue à créer un lien de confiance entre l’enfant et le personnel hospitalier. Important quand on sait que lorsqu’une première expérience s’avère concluante, la seconde ne suscite généralement pas d’appréhension.

«Les enfants ont moins peur»

«Avec Kids friendly, l’abord des enfants est différent, c’est moins lourd. Ils ont moins peur. Et quand ils reviennent – car certains doivent revenir régulièrement – ils ont moins d’appréhension. C’est plus agréable pour eux», constate la cheffe technicienne en radiologie Nathalie Gless. Elle ajoute qu’au sein de l’équipe du département d’imagerie médicale, «nous avons encore beaucoup d’autres idées» pour améliorer l’accueil des jeunes patients. Pour information, quelque 6300 enfants ont été pris en charge en radiologie en 2019 sur le site de Pourtalès, à Neuchâtel. La radiologie pédiatrique est une spécialité du domaine de la radiologie. Elle se focalise sur la représentation médicale du corps et des organes des nouveau-nés, des enfants et des adolescents. La première société de radiologie pédiatrique a été créée aux Etats-Unis en 1958.